Suite à son inauguration, les élèves ont investi les classes.
L’école était alors réservée aux filles, non mixte, et ce jusqu’en 1990.
Au cours de notre visite du Musée Héritage de Saint-Pierre, nous avons pu voir à quoi ressemblaient le mobilier de classe et le matériel scolaire utilisés jadis.
Les classes étaient équipées de bureaux doubles, en bois et en fer, avec un plateau à charnières et dotés d’un trou pour y placer l’encrier.

Les élèves portaient des blouses grises : il s’agissait de leur uniforme. Si leur comportement était exemplaire, une médaille du mérite pouvait y être accrochée. Ces traditions se sont peu à peu perdues entre 1926 et 1990.

Pour écrire, les élèves disposaient d’un encrier, d’une plume, d’encre et de buvards. Ils avaient également des ardoises et des craies.
Fait amusant : il y avait des publicités même sur les buvards !
Afin de chauffer les classes durant la période hivernale, chaque classe disposait d’un poêle à bois. Il faisait tout de même si froid en hiver qu’il fallait attendre que la chaleur du poêle fasse dégeler l’encre !
Au fur et à mesure des années, le matériel s’est modernisé, passant par exemple des simples tableaux à craie, aux projecteurs noirs et blancs sur prise canadiennes. Plus tard viendra la Ronéo, ancêtre de la photocopieuse, qui utilisait une plaque et de l’alcool pour copier les feuilles (en noir et blanc, bien sûre).

A l’époque, on ne rigolait pas avec la discipline : les punitions variaient, des lignes à copier, au martinet, en passant par le bonnet d’âne. Au fur et à mesure du temps, elle s’est assouplie, et les châtiments corporels et autres humiliations ont été abolis, en témoigne M. Marc Derible, interrogé par nos soins.
L’école a subi d’importants travaux en 1965 : le préau, la salle de théâtre et la bibliothèque centre documentaire (BCD) ont été ajoutés. Depuis, l’école n’a fait que se moderniser.